Droit civil et commercial européen : comment aborder les conflits de lois et de juridictions ?

Entretiens européens à Bruxelles

Consulter ici

L’avocat, la justice et l’environnement

Nouvelle Edition de l’Observateur de Bruxelles

Consulter le dernier numéro ICI

Nouvelle chronique européenne

Ecouter

Nouvelle Edition du rapport annuel 2024

Consulter ci-dessous

Le dernier numéro du LEB

Consulter ici
précédent
suivant

Liberté d’expression / Débat public / Notion de « discours de haine ou incitant à la violence » / Arrêt de la CEDH (Leb 952)

La condamnation à une peine d’emprisonnement pour des propos tenus lors d’un discours d’hommage à un membre reconnu d’une organisation terroriste, sans que ceux-ci ne soient qualifiés de discours de haine, est contraire à l’article 10 de la Convention (22 juin) 

Arrêt Erkizia Almandoz c. Espagne requête n°5869/17

La Cour EDH rappelle que 3 facteurs sont à prendre en compte pour déterminer si un discours de haine ou incitant à la violence a eu lieu, à savoir si les propos sont tenus dans un contexte politique ou social tendu, s’ils peuvent passer pour un appel à la violence et selon leur capacité à nuire. En l’espèce, la Cour EDH estime tout d’abord que les propos ont bien été tenus dans un contexte politique sensible. Elle souligne néanmoins qu’ils relevaient d’un sujet d’intérêt général, celui de l’indépendance du Pays basque. La Cour EDH estime ensuite que le requérant n’avait pas eu l’intention d’inciter à la violence, au vu de son discours oral certes politique mais d’ordre privé et défendant plutôt une voie démocratique. Enfin, elle observe que les propos n’ont pas été formulés aux fins de nuire. Ainsi, la Cour EDH considère que les propos ne s’inscrivaient pas dans un discours de haine et que la condamnation du requérant à des peines de prison était disproportionnée. Partant, la Cour EDH conclut à la violation de l’article 10 de la Convention. (VR)

© 2020 Copyright DBF. All Rights reserved. Mentions légales / Politique de cookies