Droit civil et commercial européen : comment aborder les conflits de lois et de juridictions ?

Entretiens européens à Bruxelles

Consulter ici

L’avocat, la justice et l’environnement

Nouvelle Edition de l’Observateur de Bruxelles

Consulter le dernier numéro ICI

Nouvelle chronique européenne

Ecouter

Nouvelle Edition du rapport annuel 2024

Consulter ci-dessous

Le dernier numéro du LEB

Consulter ici
précédent
suivant

Détention / Interdiction des traitements inhumains ou dégradants / Droit à la liberté et à la sûreté / Droit de recours individuel / Arrêt de la CEDH (Leb 941)

Le placement d’un individu en détention insuffisamment justifiée avec des personnes en quarantaine Covid-19 puis seul sans lumière naturelle ni accès aux équipements d’exercice, et l’absence d’accès aux documents pour introduire sa requête, l’atteinte à la confidentialité de ses correspondances ainsi que sa représentation inadéquate par son avocat, ont entraîné la violation des articles 3, 5 et 34 de la Convention (11 mars)

Arrêt Feilazoo c. Malte, requête n°6865/19

Tout d’abord, la Cour EDH rappelle l’obligation de l’Etat d’assurer aux personnes détenues des conditions respectant la dignité humaine et avoir déjà relevé des problèmes quant aux conditions de détention dans l’établissement d’incarcération visé dans les faits de l’espèce. Elle note que le requérant a été détenu seul, sans lumière naturelle et sans accès aux équipements d’exercice pendant 77 jours. Elle ajoute que les allégations du requérant de placement avec des personnes en quarantaine Covid-19 n’ont pas été réfutées par le gouvernent. Ensuite, la Cour EDH estime que les autorités ont manqué de diligence dans le processus d’éloignement. Ainsi, elles ont maintenu le requérant en détention alors que les motifs justifiant ladite détention n’étaient plus valables. Enfin, la Cour EDH relève que les autorités n’ont pas garanti le droit de recours individuel du requérant devant la Cour EDH dès lors que celui-ci n’a pu bénéficier d’une représentation adéquate et que la confidentialité de sa correspondance n’a pas été respectée. Partant, la Cour EDH conclut à la violation des articles 3, 5 et 34 de la Convention. (LT)

© 2020 Copyright DBF. All Rights reserved. Mentions légales / Politique de cookies